• +221 33 823 71 78
  • info@upec-2018.org

AFRIKKI MWINDA

Ras-le-bol du Congo Brazzaville

Circonstances de la naissance du mouvement :

Un groupe d’activistes (artistes et étudiants pour la plupart) a tenu une rencontre pour former un mouvement citoyen, en définissant les éléments de base comme le nom, les objectifs et quelques actions à mener.

Points forts de la vie du mouvement :

  • Rencontre d’échanges pour la massification du mouvement avec d’autres activistes engagés.
  • Rencontre d’échanges sur l’histoire politique du pays, tenue en février 2015 ;
  • Projection de film suivi de débat sur la situation économique et politique organisée en mars 2015.
  • Mobilisation contre la conservation du pouvoir par le président Denis Sassou Nguesso
  1. Campagne de sensibilisation contre le projet de réforme de la Constitution qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de se représenter pour un nouveau mandat en 2016. Les actions de porte à porte et musique tenues entre avril et septembre 2015 ciblaient les quartiers populaires, les marchés, les campus universitaires pour expliquer aux populations les enjeux de cette réforme dont le seul objectif était la conservation du pouvoir par le président Denis Sassou Nguesso ;
  2. Organisation et participation active à la grande marche de protestation contre le projet de réforme constitutionnelle. Tenue le 9 octobre, cette marche avait rassemblé uniquement les forces vives de la société civile et de la jeunesse.
  3. Participation active aux marches des 20, 21, 22 et 23 octobre 2015 dans le même objectif susmentionné ; ces marches avaient rassemblées toutes les forces vives de la nation opposées à la conservation du pouvoir par clan Sassou-Nguesso (partis politiques, société civile) ;

Campagne de sensibilisation contre l’élection de Denis Sassou Nguesso. Avec leurs chansons et des actions de rue de sensibilisation, le mouvement a essayé de conscientiser la population (avec les campagnes « Je vote et je reste », « Tout sauf Sassou ») à voter contre le président actuel qui a modifié la constitution pour rester au pouvoir.


Groupe de travail des jeunes pour la Gouvernance et les droits de l’Homme (GT Jeunes) de la Côte d’ivoire

Circonstance de l’avènement du mouvement

Après la décennie de crise politique et militaire de 2002 à avril 2011, la Côte d’Ivoire s’est engagée sur la voie de la normalisation de la situation sociopolitique avec un effeort essentiellement basé sur une croissance économique.

Toutefois, faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent impose à notre pays, au-delà des progrès économiques, d’améliorer son cadre institutionnel et de créer le terreau d’un meilleur développement avec des reformes sociales, politiques et institutionnelles à mêmes de favoriser le changement social et  la transformation démocratique. Et cela passe par l’émergence d’une nouvelle classe politique et de citoyens.

C’est donc pour contribuer à cet objectif de bonne gouvernance, des jeunes de la société civile se proposent de mettre en place un groupe de travail sur des thématiques pouvant contribuer au renforcement démocratique des institutions et de la promotion des droits de l’homme.

 

Points forts de la vie du mouvement :

Le groupe a défini les objectifs de réflexion du mouvement autour des points suivants :

  • Campagne « Si tu veux ma voix, écoute la mienne », une campagne de lobbying pour inviter le gouvernement à changer sa démarche sur la réforme constitutionnelle et prendre en compte les propositions de GT Jeunes
  • Elaboration et vulgarisation d’un mémorandum
  • Une campagne web sur l’es enjeux de la reforme constitutionnelle pour amener les citoyens à s’intéresser et prendre part au processus de réforme constitution
  • Des focus groups pour alerter et sensibiliser les populations notamment jeunes sur les enjeux de la réforme constitutionnelle
  • Formation de leaders d’opinions et groupes relais et d’amplification dans les quartiers

 

Les actions n’étaient pas « militantistes » mais du lobbying pour la prise en compte des avis des jeunes et mobilisation des jeunes par l’éveil des consciences.

GT Jeunes est plus un « groupe de pression.» que de mobilisation.


 Le Balai Citoyen

Circonstance de la naissance du mouvement

Le mouvement «le Balai Citoyen» est né au bout d’un processus entamé dès 2010 au Centre national de presse Norbert Zongo autour de discussions et de réflexions sur l’actualité nationale et internationale. Ces débats réunissaient de jeunes journalistes, artistes, étudiants, cadres du public et du privé.

Après la mutinerie de 2011 qui a suscité la mise en place d’un premier mouvement spontané “Blaise Dégage” mené par des partis politiques, des organisations de la société civile et des activistes, un petit noyau s’est mis à réfléchir à une forme de structuration qui permettrait de s’organiser en vue de participer activement à la conquête des libertés démocratiques et au contrôle citoyen des politiques publiques.

Ce noyau s’est élargi au fur et le travail de réflexion a abouti à l’organisation d’une conférence de presse de présentation du mouvement le 18 juillet 2013 et à la naissance «officielle» du mouvement le 25 août 2013.

 

Points forts de la vie du mouvement :

Le movement le Balai Citoyen a pour mission de « Constituer une force de propositions et de pression pour le changement social par l’engagement citoyen »

  • 25 Aout 2013: Lancement officiel du Balai Citoyen à la place de la Révolution
  • 31 mai 2014 : Grand meeting au stade du 4 Aout contre la modification de l’article 37.
  • 28 juin 2014: marche meeting pour la dotation de l’hôpital Sourou Sanou en gaz et oxygène
  • Juin 2014: Caravane citoyenne sur les enjeux de la modification de l’article 37 à Ouagadougou, Houndé, Boromo, Bobo
  • 21 au 27 octobre 2014 : lancement de la semaine de désobéissance civile à travers une conférence de presse et des caravans citoyennes dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulaso
  • 28 octobre 2014: Participation à la marche-meeting à la Place de la Révolution qui a rassemblé près d’un millions de personnes.
  • 29 octobre 2014: désobéissance civile au rond-point des nations unies (sonapost)
  • 30 octobre 2014: Grand rassemblement dans tout le pays.
  • 31 octobre 2014: pression populaire devant l’état-major general des armées pour exiger le départ de Blaise Compaoré.
  • 1 novembre : conférence de presse pour donner la position du mouvement le Balai Citoyen sur la nouvelle direction du pays.

7 Février 2015 : Meeting pour exiger la dissolution du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP)


Jeunes et forts (Cameroun)

Circonstances de la naissance du mouvement

La chanson “Vas voter” du rappeur activiste Valseros est devenu un outil d’une campagne de sensibilisation en 2007. C’est ainsi que Valseros avec d’autres artistes ont mis en place un groupe d’activistes qui faisait la sensibilisation à travers des concerts gratuits pour conscientiser les citoyens sur leur devoir d’aller voter et de faire un bon choix.

 

Points forts de la vie du mouvement :

  • Sortie d’un nouvel album dénommé “Politiquement instable” en 2008. Le rappeur Valseros dénonçait les dérives du régime de Paul Biya et les souffrances des populations du Cameroun ;
  • Tentative de structuration. En 2009, le groupe d’artistes activistes a essayé de constituer en mouvement avec l’appellation “Enfants de la Révolution” (EDR);
  • Création du mouvement “Jeunes & Forts” qui n’est pas légalisé par l’État ;
  • Campagne de sensibilisation “Je vote, donc j’existe” en 2011, pour pousser à travers la musique et les concerts les citoyens à aller voter ;
  • Organisation de la 1ère édition de la Semaine de la citoyenneté en 2012. Un évènement de mobilisation de jeunes avec la formation sur la citoyenneté, l’art.
  • Une grande campagne de communication pour conscientiser les citoyens sur les valeurs démocratiques.

Wake up de Madagascar

– Circonstances de la naissance du mouvement

Après 5 ans de régime brigué par un coup d’état, au moment de l’inscription des candidats à la présidentielle de 2013 pour une élection de sortie de crise, Andry Rajoelina, le président de faite de la transition s’est retrouvé par miracle sur la liste des candidats sans avoir fait les procédures de dépôt de dossier et sans que sa candidature à sa propre succession soit constitutionnellement acceptable. Cette candidature a été validée par la Haute Cours Constitutionnelle.

Un groupe d’une dizaine activistes dont la moitié, voire plus étaient des femmes a crée une page Facebook et commencèrent à exprimer leur indignation face à situation politico-sociale et leur combat pour la citoyenneté et la démocratie au Madagascar. Ce fut le noyau dur pour concrétiser par la suite un mouvement citoyen.

– Points forts de la vie du mouvement :

  • Premières actions :
    • Rencontre populaire de sensibilisation tenue le 26 juin jour de l’Indépendance du pays contre le régime de coup d’état qui était toujours en place et qui continuait leur razzia notamment sur les richesses naturelles du pays et sur les terres
    • création de l’album citoyen (album photo) pour faire passer les messages des citoyens aux dirigeants et pour conscientiser les populations sur la situation catastrophique du pays;
  • Actions sur les maux du quotidien :
    • Manifestation contre les délestages d’électricité ;
    • Manifestation contre la qualité des eaux
    • Actions pour dénoncer les gabegies des deniers des citoyens
    • Manifestations pour dénoncer la corruption des députés dans les décisions au sein du parlement
  • Actions pour un plaidoyer institutionnel :
    • Manifestation contre l’attribution de voitures tout terrain aux députés
    • Manifestation contre les banquets présidentiels et autres fastes du nouvel an
    • Marche organisée lors de la visite de Ban Ki Moon au Madagascar
    • Manifestations organisées avec l’invitation de mouvement comme Y’en A Marre du Sénégal lors du Sommet de la Francophonie à Antananarivo de novembre 2016
  • Formations :
    • Formation du noyau dur sur la gestion de mouvements citoyens non violent par
    • Formation citoyenne à dimension nationale sur la thématique des actions non violentes.
    • 2017-2018 : programme LIANA de formation citoyenne à la désobéisance civile non violente

Filimbi de la République Démocratique du Congo

– Circonstances de la naissance du mouvement

  • C’est en 2006 après les premières élections dites démocratiques en République Démocratique du Congo qu’un groupe de jeunes se constitue et commence une réflexion pour la mise en place d’un mouvement citoyen et
  • Encore en 2012, avec l’invasion de la ville de Goma (capitale de la province du Nord Kivu) par le M23 (Mouvement du 23 mars) soutenu par le Rwanda le groupe commence à mener des balbutiements au Congo.

 

– Points forts de la vie du mouvement :

  • Naissance et ouverture du mouvement, en mars 2015, le Filimbi est constitué par des jeunes (la plus part venant de la société civile) et commence s’ouvrir aux mouvements citoyens du continent comme Y’en A Marre pour apprendre comment mener des actions efficaces ;
  • Participation à l’opposition à un troisième mandat de Joseph Kabila et au respect du calendrier électoral. Le Filimbi a participé à la rencontre de constitution du Front Citoyen qui mène la mobilisation pour l’opposition aux manœuvres de Joseph Kabila.

Lucha de la République Démocratique du Congo

– Circonstances de la naissance du mouvement

  • Le mouvement est constitué en 2012 par des volontaires activistes qui travaillaient dans les organisations de la société civile.
  • Le nom Lutte pour le Changement (Lucha) se veut de rappeler les forts mouvements de libération de l’Amérique latine.
  • Après la création le mouvement Lucha a commencé à dénoncer les insuffisances et dérives du gouvernement de la RDC.

 

– Points forts de la vie du mouvement

  • Opposition au régime de Joseph Kabila à partir de 2014,
  • Manifestations ou sorties médiatiques pour interpeler le gouvernement sur les besoins essentiels de populations (eau, électricité, cherté de la vie)
  • Campagne d’éducation civique pour conscientiser les populations sur les dérives du régime ;
  • A partir de Janvier 2015, la Lucha participe activement à la mobilisation contre le 3ème mandat de Kabila

Y en a marre du Sénégal

– Circonstances de la naissance du mouvement 

La période d’avant l’élection présidentielle de 2012 était caractérisée par une crise sociale : les coupures intempestives d’électricités, une cherté des denrées de premières nécessité, les crises scolaires etc. C’est ainsi qu’un groupe de jeunes rappeurs et journalistes ont décidé de lancer le 18 janvier 2011, un mouvement citoyen dénommé Y’en A Marre.

 

– Points forts de la vie du mouvement :

  • Mobilisation de masse pour le départ du président Abdoulaye Wade
  • Lancement du mouvement le 18 janvier 2011, dans la rue à travers une conférence de presse. Le caractère innovant de l’activité avec des journalistes et artistes engagés à susciter l’intérêt de la presse nationale et internationale qui a bien couvert l’événement et a donné un bon début de visibilité au mouvement ;
  • Campagne des mille plaintes contre le gouvernement, le 5 mars 2011. Le mouvement a invité les citoyens à prendre conscience de la responsabilité de l’Etat et par la même occasion de dénoncer les manquements et les dérives du régime à travers des plaintes (pétitions) ;
  • Action de rue contre le régime en place, le 19 mars. Le mouvement a organisé, parallèlement que le parti au pouvoir, un rassemblement pour célébrer l’anniversaire de la première alternance politique du pays 2000. Une mobilisation de jeunes pour tirer le bilan de désespoir au règne de Abdoulaye Wade ;
  • Campagne “Das Fanaal” (Se préparer pour un combat). Une sensibilisation des populations surtout à la base (quartiers populaires, villages) pour l’inscription sur les listes électorales pour la prochaine présidentielle de 2012. En avril 2011, avec des porte-à-porte dans les maisons et marchés, et des concerts le mouvement a beaucoup poussé les populations à s’inscrire sur les listes électorales et disposer d’une carte d’électeur pour avoir sa voix aux prochaines élections ;
  • Participation active à la grande mobilisation du 23 juin 2011, des forces vives (partis politiques d’opposition, société civile, personnalités indépendantes, citoyens engagés) du pays contre le projet de loi instituant l’élection simultanée, au suffrage universel direct, d’un président et d’un vice-président et aussi l’élection du ticket au quart bloquant (25% des voix)
  • Campagne “Faut pas forcer”, une mobilisation à travers des marches pacifiques, des chansons pour appeler le président Abdoulaye Wade à renoncer à un troisième mandat contesté ;
  • Foire aux problèmes, une rencontre populaire avec les citoyens, les leaders politiques et la société civile pour dénoncer la souffrance chronique des populations;
  • Position de refus de boycott de l’élection présidentielle, à la veille du scrutin du 25 février 2012, le mouvement avait clairement affiché son opposition à toute forme de boycott. Il encourageait la participation massive des sénégalais et le vote contre Abdoulaye Wade qui voulait briguer un troisième mandat contesté.
  • Campagne “Dogali” (En finir), dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012, le mouvement a suivi sa logique d’amener les populations à tourner le dos à l’ancien président Abdoulaye Wade et à voter son adversaire au second tour Macky Sall
  • Campagne “Digué Borela” (la promesse est une dette) pour rappeler au nouveau président élu Macky Sall le respect de ses engagements de campagne électorale;
  • Campagne “Wakhe Ak Askanwi” (échanger avec la communauté) qui encourageait les échanges entre les élus et les citoyens pour mieux se comprendre et
  • Programme “Tabakh Euleuk” (construire le futur) qui décline les grands projets citoyens et économiques sur lesquels le mouvement avait décidé de se lancer pour le développement civique et social des communautés.

Iyana (Y en a marre en arabe) du Tchad

– Circonstance de la naissance du mouvement

Suite à la décision de l’État tchadien, 2013 sur le port obligatoire du casque, les étudiants ont manifesté contre le gouvernement. L’autorité a réussi à disloquer le mouvement estudiantin. C’est ainsi qu’un groupe de jeunes étudiants activistes ont créé Iyana comme mouvement citoyen pour rassembler les jeunes du Tchad.

 

– Points forts de la vie du mouvement

  • Campagne de sensibilisation, le mouvement a essayé malgré la répression de l’autorité publique d’organiser des concerts pour mobiliser surtout les jeunes et les conscientiser sur leur citoyenneté ;
  • Réseautage, Iyana cherche à s’approcher des autres mouvements du continent dont Y’en A Marre du Sénégal. Avec son festival annuel du slam et rap organisé en Hollande, le leader du mouvement Crockmort essaie d’inviter les jeunes et artistes activistes du continent afin de favoriser le mouvement citoyen africain.

 

Hits: 0

Partager aussi sur Whatsapp